Étiquette : crayons de couleur

Heavy —michael lilin

Modèle Moderne (les événements médiatisés)

michael lilin 2017

Modèle Moderne (les événements médiatisés/heavy/de la poussière partout…)

Encres, crayons de couleur, stylo, colle, collages sur papier

24×32 cm

michael lilin 2017

 

he’ll never get the modern dance

Under the door there’s an eye on the place

He watches for the shadows race

Watch real close

Look real fast

He’s in touch

It’ll never last

Cuz our poor boy believes in chance

he’ll never get the modern dance

 

 

 

michael lilin

Le Grand Soir

michael lilin le grand soir

 

Le grand soir

stylo, crayon de couleurs, encres sur papier

26× 18 cm

michael lilin 2017

 

…Therefore, pure scientist, you look with nice aplomb at this indifferent experience, deploring sentiment. When May came late, and equally scientist you walked among the orchards in the apple-blocks and saw the blossom…

I was always affected by the grand style

 

 

I was always affected by the grand style  michael lilin

crayon graphite et crayon de couleur, encre sur papier aquarelle

18x25cm

michael lilin 2017

 

 

 

I wander thro’ each charter’d street,
Near where the charter’d Thames does flow.
And mark in every face I meet
Marks of weakness, marks of woe.
In every cry of every Man,
In every Infants cry of fear,
In every voice: in every ban,
The mind-forg’d manacles I hear
How the Chimney-sweepers cry
Every blackning Church appalls,
And the hapless Soldiers sigh
Runs in blood down Palace walls
But most thro’ midnight streets I hear
How the youthful Harlots curse
Blasts the new-born Infants tear
And blights with plagues the Marriage hearse
London, William Blake, 1794
However, Cicero found danger in using the style. If the audience was not sufficiently prepared for a major speech, he claimed that it would appear as if the speaker were inebriated. He believed it necessary for a speaker to fully appreciate the two other styles—plain and middle—used respectively for ‘teaching’ and for ‘pleasing’. He claimed that without the understanding all three, the potential of the grand style could never be realized.

Making concrete as much as my guts can stand

Making concrete as much as my guts can stand / as touchable—grabable—solid— but it always turns out so precarious

Stylo uniball, aquarelle, encre et crayons sur papier

michael lilin 2017

 

 

 

 

 

 

The mower, Philip Larkin 
The mower stalled, twice; kneeling, I found
A hedgehog jammed up against the blades,
Killed. It had been in the long grass.
I had seen it before, and even fed it, once.
Now I had mauled its unobtrusive world
Unmendably. Burial was no help:
Next morning I got up and it did not.
The first day after a death, the new absence
Is always the same; we should be careful
Of each other, we should be kind
While there is still time.
michael lilin 2017

Ne touche pas à ça

michael lilin 2017

 

Ne touche pas à ça

Encres, stylo uniball, feutre, crayons de couleur, découpages sur papier, colle à bois

41×31cm

michael lilin 2017

 

Don’t touch, the flame will burn the fingertips.
Thrust your whole palm into the fire,
thrust it into the cool of my fur,
for I come from beyond the forests and swamps.
Once my lungs were filled with ice-cold mist,
snow crystals scraped my antlers.
Ice fields shifted. I spoke with a human voice.
What fine words, what low lines. My voice resounded
through the forest. Trees stirred, the lawn shrank.
I came closer, past the first suburbs,
the first lit houses, your home somewhere among them.
Don’t touch,
the glacier’s edge will stick to your nails.

(Olli Heikkonen, 2007)

michael lilin 2017

constellation (keep smiling, la récompense, thinking one thing)

michael lilin 2017 michael lilin 2017 michael lilin 2017 michael lilin 2017

Constellation

encre, crayons, feutres, découpages sur papier

3 feuilles

michael lilin 2017

 

 

“They don’t come to me
anymore. How can I lament
anything? It is all
so proper, so much
as it should be, now
the nearing cumulus
clouds, ominous,
shift, they are like the
curtains, billowy,
veering at the apex
of their intrusion on the room.
If I am alive now,
it is only
to be in all this
making all possible.
I am glad to be
finally a part
of such machinery. I was
after all not so fond
of living, and there comes
into me, when I see
how little I liked
being a man, a great joy.”
(denis johnson, Looking out the window poem, 1995)
michael lilin le recul aidant

Le recul aidant, il était facile…

michael lilin le recul aidant

Le recul aidant, il était facile, à présent, de comprendre la raison pour laquelle dès le début, les recherches s’étaient égarées.

Encres et crayons de couleur sur papier

31×23cm

michael lilin 2016

 

Notre petit groupe se confronte à une question de départ, tout en sachant que les dés sont « pipés », car nous ne saurons pas y répondre, il faut bien accepter la castration du non-savoir. Cette question de départ (qui pourrait inaugurer une longue recherche dépassant les limites modestes de notre séminaire) pourrait être énoncée ainsi : quelle relation raison scientifique et déraison entretiennent entre elles ? L’écriture est incisive et guerrière, il y a en filigrane comme une violence contenue, peut- être à mettre en relation avec la nouvelle confrontation avec le tragique du réel. 

Il y a en chacun la même passion de dire le vrai, de s’exiler de la foule et du sens commun, de déplorer l’ignorance, l’inculture et la bêtise, de s’affranchir des idées reçues et du « prêt à penser » de l’idéologie dominante. Cette posture peut évoquer Platon et sa lutte incessante contre l’opinion dite publique, cet autre nom de l’idéologie. Tous furent animés, à leur manière, par la recherche de la vérité et la disqualification de la pensée courante, c’est-à-dire, ce qu’il est convenu d’appeler le sens commun.

 

michael lilin à la suite de cette astuce

À la suite de cette astuce, des ouvertures améliorent la restitution formidablement précise

michael lilin à la suite de cette astuce

À la suite de cette astuce, des ouvertures améliorent la restitution formidablement précise

encres et crayon de couleur sur papier

23×31cm

michael lilin 2016

 

I look for love.
        My lips stand out
dry and cracked with want
                                     of it.
                                    Oh it is well.
My poem shall show the need for it.
(john wieners)
michael lilin : comme il est idiot, il ne voit rien.

comme il est idiot, il ne voit rien

michael lilin : comme il est idiot, il ne voit rien

Comme il est idiot, il ne voit rien.

Encres, stylo uniball, crayons de couleur, aquarelle sur papier

18×24cm

michael lilin 2016

Ce qui le fascinait, c’étaient les hommes dans leur malheur, ce n’étaient pas les hommes proprement dit qui l’avaient attiré mais leur malheur, et ce malheur il le rencontrait partout où il y avait des hommes, pensai-je, il était avide d’hommes parce qu’il était avide de malheur. L’homme c’est le malheur, disait-il sans cesse, pensai-je, il n’y a que les sots pour prétendre le contraire. C’est un malheur que de naître, disait-il, et aussi longtemps que nous vivons, nous ne faisons que prolonger ce malheur, seule la mort y met un terme. Mais cela ne signifie pas que nous sommes seulement malheureux, notre malheur est la condition préalable en vertu de laquelle nous pouvons aussi être heureux, il n’y a que par le détour du malheur que nous pouvons être heureux, disait-il, pensai-je.

Le trajet de Vienne à Linz est un trajet semé uniquement de laideur. De Linz à Salzbourg, cela ne s’arrange pas. Et les montagnes du Tyrol m’oppressent. J’ai toujours haï le Vorarlberg au même titre que la Suisse, lieu d’élection de l’abrutissement, comme mon père l’a toujours dit, et sur ce point, je ne le contredisais pas. Je connaissais Coire pour m’y être plusieurs fois arrêté avec mes parents, c’est-à-dire chaque fois que nous envisagions d’aller à Saint-Maurice et passions la nuit à Coire, toujours au même hôtel où cela puait la tisane de menthe ; mon père y était connu et on lui consentait un rabais de vingt pour cent parce qu’il était resté fidèle à l’hôtel pendant plus de quarante ans. 

Thomas Berhard, Le naufragé, 1986

michael lilin 2016

Chacun défend sa version

chacun défend se version —michael lilin

Chacun défend sa version

crayon, mine graphite, feutre sur papier ligné

21×16,7 cm

michael lilin 2016

 

 

 

Devant nous s’étend la terre des pauvres, dont les richesses appartiennent exclusivement aux riches, une planète de terre écorchée, de forêts saignées à cendre, une planète d’ordure, un champ d’ordures, des océans que seuls les riches traversent, des déserts pollués par les jouets et les erreurs des riches, nous avons devant nous les villes dont seules les multinationales mafieuses possèdent les clés, les cirques dont les riches contrôlent les pitres, les télévisions conçues pour leur distraction et notre assoupissement, nous avons devant nous leurs grands hommes juchés sur une grandeur qui est toujours un tonneau de sanglante sueur que les pauvres ont versé ou verseront, nous avons devant nous les brillantes vedettes et les célébrités doctorales dont pas une des opinions émises, dont pas une des dissidences spectaculaires n’entre en contradiction avec la stratégie à long terme des riches, nous avons devant nous leurs valeurs démocratiques conçues pour leur propre renouvellement éternel et notre éternelle torpeur, nous avons devant nous les machines démocratiques qui leur obéissent au doigt et à l’oeil et interdisent aux pauvres toute victoire significative, nous avons devant nous les cibles qu’ils nous désignent pour nos haines, toujours d’une façon subtile, avec une intelligence qui dépasse notre entendement de pauvres et avec un art du double langage qui annihile notre culture de pauvres, nous avons devant nous leur lutte contre la pauvreté, leurs programmes d’assistance aux industries des pauvres, leurs programmes d’urgence et de sauvetage, nous avons devant nous leurs distributions gratuites de dollars pour que nous restions pauvres et eux riches, leurs théories économiques méprisantes et leur morale de l’effort et leur promesse pour plus tard d’une richesse universelle, pour dans vingt générations ou dans vingt mille ans, nous avons devant nous leurs agents d’influence, leurs propagandistes spontanés, leur innombrables médias, leurs chefs de famille scrupuleusement attachés aux principes les plus lumineux de la justice sociale, pour peu que leurs enfants aient une place garantie du bon côté de la balance, nous avons devant nous un cynisme tellement bien huilé que le seul fait d’y faire allusion, même pas d’en démonter les mécanismes, mais d’y faire simplement allusion, renvoie dans une marginalité indistincte, proche de la folie et loin de tout tambour et de tout soutien, je suis devant cela, en terrain découvert, exposée aux insultes et criminalisée à cause de mon discours, nous sommes en face de cela qui devrait donner naissance à une tempête généralisée, à un mouvement jusqu’au-boutiste et impitoyable, dix décennies au moins de réorganisation impitoyable et de reconstruction selon nos règles, loin de toutes les logiques religieuses et financière des riches et de leurs philosophies politiques et sans prendre garde aux clameurs de leurs ultimes chiens de garde, nous sommes devant cela depuis des centaines d’années, et nous n’avons toujours pas compris comment faire pour que l’idée de l’insurrections égalitaire visite en même temps, à la même date, les milliards de pauvres qu’elle n’a pas visité encore, et pour qu’elle s’y enracine et pour qu’enfin elle y fleurisse.

Trouvons donc comment faire et faisons-le. 

Antoine Volodine Des anges mineurs, 1999

In whatever way

michael lilin in whatever way

In whatever way (maintenant les informations descendaient sur moi par paquets énormes. Je n’avais pas besoin de réfléchir pour les assimiler/Instantanément, je comprenais les instructions que les voix me dictaient, et les chiffres par quoi le monde était décrit./Le bilan était du genre à ôter tout courage.)

Encres, crayon, aquarelle sur papier, 36×26cm

michael lilin 2016

 

Regardez ce rayon du jour qui vient par ma fenêtre, dit l’abbé, et regardez sur le mur les lignes que j’ai tracées. Grâce à ces lignes, qui sont combinées avec le double mouvement de la terre et l’ellipse qu’elle décrit autour du soleil, je sais plus exactement l’heure que si j’avais une montre, car une montre se dérange, tandis que le soleil et la terre ne se dérangent jamais.

[42.9% des phrases contiennent plus que 20 mots, ce qui est supérieur à la valeur maximale recommandée de 25%. Essayez de raccourcir vos phrases.]

intérêts conjoints m lilin

Intérêts conjoints

intérêts conjoints michael lilin

Intérêts conjoints

Encres, lavis, crayon, stylo sur papier

18×24 cm

michael lilin 2016

 

45 
 

Avec l’automation, qui est à la fois le secteur le plus avancé de l’industrie moderne, et le modèle où se résume parfaitement sa pratique, il faut que le monde de la marchandise surmonte cette contradiction : l’instrumentation technique qui supprime objectivement le travail doit en même temps conserver le travail comme marchandise, et seul lieu de naissance de la marchandise. Pour que l’automation, ou toute autre forme moins extrême de l’accroissement de la productivité du travail, ne diminue pas effectivement le temps de travail social nécessaire à l’échelle de la société, il est nécessaire de créer de nouveaux emplois. Le secteur tertiaire, les services, sont l’immense tirement des lignes d’étapes de l’armée de la distribution et de l’éloge des marchandises actuelles ; mobilisation des forces supplétives qui rencontre opportunément, dans la facticité même des besoins relatifs à de telles marchandises, la nécessité d’une telle organisation de l’arrière-travail. 
  
  
  
 

46 
 

La valeur d’échange n’a pu se former qu’en tant qu’agent de la valeur d’usage, mais sa victoire par ses propres armes a créé les conditions de sa domination autonome. Mobilisant tout usage humain et saisissant le monopole de sa satisfaction, elle a fini par diriger l’usage. Le processus de l’échange s’est identifié à tout usage possible, et l’a réduit à sa merci. La valeur d’échange est le condottiere de la valeur d’usage, qui finit par mener la guerre pour son propre compte. 

Vom Gesicht und Räthsel

Vom gesicht und Räthsel—michael lilin 2016
Vom Gesicht une Räthsel michael lilin

Vom Gesicht und Räthsel (de la vision et de l’énigme)

encre, crayon graphite, crayon de couleur, stylo Uniball sur papier

21×29,7cm

michael lilin 2016

À vous, chercheurs hardis et aventureux, qui que vous soyez, vous qui vous êtes embarqués avec des voiles pleines d’astuce, sur les mers épouvantables, —

à vous qui êtes ivres d’énigmes, heureux du demi-jour, vous dont l’âme se laisse attirer par le son des flûtes dans tous les remous trompeurs :

— car vous ne voulez pas tâtonner d’une main peureuse le long du fil conducteur ; et partout où vous pouvez deviner, vous détestez de conclure —

c’est à vous seuls que je raconte l’énigme que j’ai vue, — la vision du plus solitaire. —

Le visage obscurci, j’ai traversé dernièrement le blême crépuscule, — le visage obscurci et dur, et les lèvres serrées. Plus d’un soleil s’était couché pour moi.

Also Sprach Zarathoustra, Friedrich Nietzsche, 1883

The amorous subject.

michael lilin the amorous subject
The amorous subject A4

The amorous subject

encre, stylo, crayons sur papiers découpés,

21×29,7×3 cm

michael lilin 2016

“The amorous subject lives in the belief that the loved object does love him, but doesn’t tell him / Oh sprich, mein herzallerliebstes Lieb/Our experience shows us that such contact involves rather amusing conspiracies of silence”

(Le sujet amoureux vit dans la croyance que l’objet de son amour l’aime en retour, mais ne lui dit pas/Oh parle, mon amour très cher de mon cœur/notre expérience nous montre qu’un tel contact entraîne plutôt d’amusantes conspirations de silence)(vaguement : Roland Barthes, Heinrich Heine, Guy Debord)

 

Les programmes spécifiques.

les programmes spécifiques 2 les programmes spécifiques A4

Les programes spécifiques

encre et crayon de couleurs sur papier

29,7×21cm

michael lilin 2016

L’opposition entre le conventionnaliste et le naturaliste autour des appellatifs pose la question du rapport avec la référence et du caractère nécessairement consensuel de la désignation, qui rebondit sur celle de la réalité ou fausseté de l’application de tel nom à tel objet.

Une corrélation positive.

une corrélation positive 2 une corrélation positive 36× 48

Une corrélation positive

Crayons, stylos, aquarelle et encre sur papier, 61×46 cm

michael lilin 2016

« La conclusion de l’analyste était que mon arrivée sur terre était liée à une suite d’événements hasardeux, improbables. Je lui ai dit que je ne croyais pas posséder de talent particulier, sinon celui de la curiosité ; il a vu là une déclaration de première importance. Il est horrible de prendre la vie pour une chose, m’a-t-il dit, et de s’apercevoir qu’elle en est une autre. La curiosité permet d’envisager plusieurs alternatives. Son tempérament portait la trace de la mélancolie la plus légère que j’aie jamais vue, une humeur qui m’a rendue définitivement méfiante envers tout projet d’auto-amélioration et ces tripatouillages mentaux dont notre époque est friande. Il ne m’a pas fait payer la dernière séance de cinquante minutes que nous avons passée à nous poser mutuellement des questions.  »

Extrait de: Jim Harrison. « Dalva. »

Les Fruits Récoltés

Les fruits récoltés 31×41 2015

Les Fruits Récoltés

Crayon, crayons de couleur, encre et lavis sur papier

31×41 cm

michael lilin 2015

 

L’erreur des prétendus gens de goût est de vouloir de l’art partout, et de n’être jamais contents que l’art ne paraisse ; au lieu que c’est à le cacher que consiste le véritable goût, surtout quand il est question des ouvrages de la nature. Que signifient ces allées droites, si sablées, qu’on trouve sans cesse, et ces étoiles, par lesquelles, bien loin d’étendre aux yeux la grandeur d’un parc, comme on l’imagine, on ne fait qu’en montrer maladroitement les bornes?

Jean-Jacques Rousseau, La nouvelle Héloïse.

the blind men strike him down with their sticks.

the blind men2

the blind men3 the blind men strike him down with their sticks 31×41 2015

the blind men strike him down with their sticks.

Encres et crayon sur papier

31×41 cm

michael lilin 2015

 

The streets contain a crowd
    Of blind men tapping their way
    By inches—         
    This man to complain to the grocer
    Of yesterday’s cheese,
    This man to visit a woman,
    This man to take the air.
    Am I to pick my way         
   Through these crickets?—
    I, that have a head
    In the bag
    Slung over my shoulder!
    I have secrets        
    That prick
    Like a heart full of pins.
    Permit me, gentlemen,
    I have killed the mayor
    And am escaping from you.       
    Get out of the way!
      (The blind men strike him down with their sticks.)
 Wallace Stevens, Lettre d’un soldat, 1912—1922

Stillness is a lie, my dear.

Stillness4 Stillness3 Stillness2 Stillness is a lie, my dear 23×30,5 2015

Stillness is a lie, my dear  

Encres, crayons de couleur, et aquarelle sur papier,

23×30,5 cm

michael lilin

2015

 

 

 

To Eva Descending the Stair

Clocks cry: stillness is a lie, my dear;
The wheels revolve, the universe keeps running.
(Proud you halt upon the spiral stair.)

The asteroids turn traitor in the air,
And planets plot with old elliptic cunning;
Clocks cry: stillness is a lie, my dear.

Red the unraveled rose sings in your hair:
Blood springs eternal if the heart be burning.
(Proud you halt upon the spiral stair.)

Cryptic stars wind up the atmosphere,
In solar schemes the titled suns go turning;
Clocks cry: stillness is a lie, my dear.

Loud the immortal nightingales declare:
Love flames forever if the flesh be yearning.
(Proud you halt upon the spiral stair.)

Circling zodiac compels the year.
Intolerant beauty never will be learning.
Clocks cry: stillness is a lie, my dear.
(Proud you halt upon the spiral stair.)

Sylvia Plath

The sound of the land that is full of the wind that is blowing.

The sound of the land full of the wind that is blowing5The sound of the land full of the wind that is blowing7 The sound of the land full of the wind that is blowing6 The sound of the land full of the wind that is blowing, 30×40, 2015

The sound of the land that is full of the wind that is blowing

encre de chine, crayons de couleur, stylo uniball, feutre, aquarelle et lavis sur papier,

30×40cm

michael lilin 2015

Le Général J. Gideon Pillow (1806—1878) est un juriste et homme d’affaires américain, qui a été officier dans l’armée confédérée lors de la guerre de Sécession.

Plusieurs faits d’armes de Pillow sont saillants dans la carrière militaire de ce notable du Tennessee. Celui qui est évoqué date de deux ans avant la fin de la guerre de Sécession, lors de la bataille de Stones River. Alors qu’il commandait une brigade de la division du Général Breckinridge, celui-ci le retrouve dissimulé derrière un arbre pour éviter le combat.

Le titre est tiré dune poésie de Wallace Stevens.

 

Thank you for visiting our land.

Thank You for visiting our land détail2Thank You for visiting our land détail

Thank You for visiting our land 31×41 2014

Thank you for visiting our land

Encre de chine, lavis, aquarelle, feutre et crayons de couleur sur papier, 31×41 cm

michael lilin 2014

 

I don’t mean to make you cry.
I mean nothing, but this has not kept you
From peeling away my body, layer by layer,

The tears clouding your eyes as the table fills
With husks, cut flesh, all the debris of pursuit.
Poor deluded human: you seek my heart.

Monologue for an onion (2003)
Suji Kwock Kim

JEB at Gettysburgh : pride.

JEB at Gettysburgh-pride détail3 JEB at Gettysburgh-pride (30×40)×2 2014 JEB at Gettysburgh-pride détail

Le général Jeb Stuart était réputé pour le soin qu’il apportait à sa tenue. Considéré pour ses qualités militaires, il est décrit comme calme, ferme, pointu, actif et entreprenant, abstinent ; cependant, il fait réaliser ses uniformes sur mesure, décore son chapeau de plumes d’autruches, porte une cape, orne la tunique de galons dorés. Il offrira même un de ses uniformes au général Jackson, pour qu’il ait plus la prestance que Stuart associe à leur grade.

JEB at Gettysburgh : pride

crayon de couleurs, crayon, stylo, lavis et aquarelle sur papier

60×40 cm, michael lilin 2014

J_E_B_Stuart_Richmond

JEB at Gettysburgh : greed

Capture d’écran 2014-12-01 à 18.04.38

JEB at Gettysburgh-greed 36×48 2014
JEB at Gettysburgh, Greed.

Capture d’écran 2014-12-01 à 18.04.17

JEB at Gettysburgh : Greed

JEB Stuart, général de cavalerie sudiste, dandy et indispensable à la stratégie du Général Lee, est chargé pendant la bataille de Gettysburgh de rejoindre les troupes en contournant les armées nordistes et en les coupant de leur vivres, matériel et munitions.

Prenant sa mission à cœur, au lieu de les détruire, il s’alourdit des prises de guerre et, ralenti et encombré, se perd dans les montagnes. Il finit par arriver trop tard sur le champ de bataille, et sera froidement accueilli par Lee par ces mots : “Bien, Général, vous êtes enfin là.

stylo, crayons de couleur, encre, lavis et aquarelle sur papier

36×48cm, michael lilin 2014